28 mars 2012

Jersey

« Jersey ;   si proche, dépaysante, terre insulaire aux rues aux noms français, à la culture so british ', Jersey et sa kyrielle de chemins le long de ses falaises, Jersey et sa campagne de jonquilles, ses champs de pomme de terre, ses fortifications , enfin Jersey sous le soleil, délice avant goût de l'été »,  ...  Itak,

 

Eclaircie,

"L'Océan resplendit sous sa vaste nuée.
L'onde, de son combat sans fin exténuée,
S'assoupit, et, laissant l'écueil se reposer,
Fait de toute la rive un immense baiser.
On dirait qu'en tous lieux, en même temps, la vie
Dissout le mal, le deuil, l'hiver, la nuit, l'envie,
Et que le mort couché dit au vivant debout:
Aime! et qu'une âme obscure, épanouie en tout,
Avance doucement sa bouche vers nos lèvres.
L'être, éteignant dans l'ombre et l'extase ses fièvres,
Ouvrant ses flancs, ses seins, ses yeux, ses coeurs épars,
Dans ses pores profonds reçoit de toutes parts
La pénétration de la sève sacrée.
La grande paix d'en haut vient comme une marée.
Le brin d'herbe palpite aux fentes du pavé;
Et l'âme a chaud. On sent que le nid est couvé.
L'infini semble plein d'un frisson de feuillée.
On croit être à cette heure où la terre éveillée
Entend le bruit que fait l'ouverture du jour,
Le premier pas du vent, du travail, de l'amour,
De l'homme, et le verrou de la porte sonore,
Et le hennissement du blanc cheval aurore.
Le moineau d'un coup d'aile, ainsi qu'un fol esprit,
Vient taquiner le flot monstrueux qui sourit;
L'air joue avec la mouche et l'écume avec l'aigle;
Le grave laboureur fait ses sillons et règle
La page où s'écrira le poëme des blés;
Des pêcheurs sont là-bas sous un pampre attablés;
L'horizon semble un rêve éblouissant où nage
L'écaille de la mer, la plume du nuage,
Car l'Océan est hydre et le nuage oiseau.
Une lueur, rayon vague, part du berceau
Qu'une femme balance au seuil d'une chaumière,
Dore les champs, les fleurs, l'onde et devient lumière
En touchant un tombeau qui dort près du clocher.
Le jour plonge au plus noir du gouffre, et va chercher
L'ombre, et la baise au front sous l'eau sombre et hagarde.
Tout et doux, calme, heureux, apaisé; Dieu regarde. "

Marine-Terrace, juillet 1855.
Victor Hugo

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30 juillet 2011

instantané

ramure

"La ramure du grand arbre s’arc-boute sur le miroir d’eau.

Son feuillage papillote de lumière, de l’écorce du tronc à l’extrémité de ses branchages.

Un frémissement scintille doux et vibrant de sérénité.

Nous contemplons euphorique cette onde aléatoire, cette propagation d’éclats bruts, chatoyante.

Instant magique, précieux, heureux, tel une promesse de bonheur."

Itak.

 

 


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